Aborder une fille dans la rue | Faut-il vraiment le faire ?

Tu te demandes pourquoi tu n’as aucun match
(ou presque) ?

Temps de lecture estimé : 10min

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Il t’arrive souvent de penser à cette question aussi existentielle que la création de la terre :

« Comment rencontrer une fille ? »

Encore pire en ces temps de pandémie : « Comment rencontrer une fille malgré le COVID ?« 

Il y a les applis de rencontres mais c’est une vraie jungle où il est difficile de se faire une place.

Tu réfléchis, cherche et trouve sur Internet de nombreux articles ou vidéos qui te disent de foncer dans la rue pour draguer des filles.

« Aborder une fille dans la rue, vraiment ? »

Tu ne sais pas quoi en penser.

Avec tous les scandales, les filles qui se plaignent d’être harcelées, ton caractère plutôt timide et réservé, …

Est-ce que c’est vraiment une bonne idée pour toi de draguer dans la rue ?

Pourquoi ça fait si peur et faut-il le faire ? Comment draguer une fille en 2021 ?

Embarque avec moi et découvre si aborder une fille dans la rue est un bon moyen de rencontrer et surtout si ça te convient.

Naissance d’une peur de draguer en rue

Le déclencheur

C’est une pratique quelque peu controversée et qui prend un nouveau visage depuis quelques années.

Depuis 2017 et le début des mouvements tels que #BalanceTonPorc ou #MeToo, les hommes (biens) ont une réelle peur d’aborder dans la rue.

À juste titre ou non, l’accostage de personnes de la gente féminine dans les lieux publics est devenu un vrai parcours du combattant (mental surtout) car on a peur d’être directement pris pour un pervers ou un harceleur.

L’accélérateur

En plus des mouvements cités ci-dessus, les femmes ont dernièrement fait part de leur ras-le-bol par rapport au fait de se faire aborder sans cesse quand elles sont dans la rue.

Il y a notamment eu une très grosse polémique suite à une vidéo de Marion Seclin en 2016 portant sur le harcèlement de rue dans laquelle elle dépeint le portrait de tous les dragueurs en disant que ça fait chier toutes les filles de se faire « emmerder » (comprenez « draguer », ou tout autre intervention d’un homme envers une femme) quand elles sont dans la rue.

Si je ne cautionne pas du tout la vague de haine qu’a suscité cette vidéo et le cyber harcèlement qu’elle a subit après ça (sérieux pourquoi on est obligé de vouloir détruire une vie parce qu’on n’est pas d’accord avec les propos…), je ne suis pas forcément d’accord non plus avec ce qu’elle avance.

La peur

Depuis toutes ces histoires, aborder en rue fait encore plus peur.

Si tu es un apprenti Séducteur Moderne, tu es réfléchi et tu sais de toi-même que tu peux faire chier la personne que tu abordes et c’est un de tes freins.

Qui se comprend totalement ! C’est normal, quelqu’un qui a des notions de respect se pose ce genre de questions.

Surtout qu’on sait tous que les filles passent leur temps à se faire siffler, appeler, accoster dans les rues par des espèces de mecs qui pensent être des êtres irrésistibles et qui n’ont aucun questionnement par rapport à ce qu’ils font et comment ils le font.

Malgré tout, je ne pense pas impossible, loin de là même, de tenter sa chance dans la rue. Les avantages sont nombreux entre le fait d’avoir un contact direct et le fait que tu vois en quelques secondes seulement si ça peut coller, éléments que tu as plus difficilement sur Tinder ou en ligne.

J’ai déjà discuté avec de nombreuses femmes qui sont de l’avis opposé de celui de Marion Seclin en disant qu’elles trouvent que les hommes n’osent pas assez aborder en rue et que c’est dommage. Il y a donc plusieurs sons de cloche dans ces histoires, et il ne faut pas uniquement considérer le négatif.

Des mecs s’en sortent d’ailleurs très bien dans la discipline, s’ils connaissent les notions à respecter et qu’ils savent faire ça de sorte à ce qu’ils n’emmerdent pas la fille en question.

Mais finalement, que faire ? Aborder une fille dans la rue ou pas ?

On sait maintenant que la séduction a changé ces dernières années, mais… Toi, tu te demandes si tu dois aller accoster en rue.

Tu lis tout et son contraire sur Internet. Certains disent d’aborder dans la rue puis tu repenses à toutes ces polémiques et tu ne sais plus où te placer.

D’un coté, tu sais que ça peut porter ses fruits, qu’il y a des chances d’une belle rencontre en un temps record, mais d’un autre côté, tu ne te sens pas toujours à l’aise dans tes baskets (expression de 1960) et tu as peur que ta timidité te fasse défaut dans ce genre de contexte.

En soi, tu n’es pas si timide, mais tu peux vite perdre tes moyens quand la situation est stressante.

Tu sais que tu as des problèmes de confiance en toi et tu as la peur de la confrontation. On ne parle pas ici de confrontation directe, mais la peur de la confrontation peut être apparentée à la peur d’être repoussé dans tes retranchements et de perdre pied.

On peut rajouter à ça cette peur de la femme que tu développes depuis quelques années et que tous ces scandales + le comportement irrespectueux des hommes dans la rue en général ne font qu’empirer ta situation.

Si tu te reconnais dans tout ça, désolé, mais tu n’es pas prêt pour draguer dans la rue.

Une course se commence sur la ligne de départ

Ne pas être prêt ne veut pas dire ne pas être capable ! Mais dans l’absolu, je pense que ce n’est pas ta ligne de départ.

Évidemment, il y a plusieurs écoles. Certains diront qu’il faut foncer sans tarder pour engranger de l’expérience et ainsi s’améliorer avec le temps (et les râteaux).

Ce n’est pas une mauvaise méthode dans l’absolu, mais je considère que nous sommes tous différents et que le problème ici, c’est que beaucoup ne passeront jamais à l’acte, car c’est un pas trop grand à franchir en un seul coup.

C’est un peu comme si tu étais très raide, qu’à l’exercice ci-dessous, tes mains arrivent à 30 cm du sol et que pour te « rendre souple », quelqu’un venait pousser sur ton dos le plus fort possible jusqu’à ce que tes mains touchent le sol.

pourquoi tu n'es pas prêt à draguer en rue souplesse séducteur moderne

Je ne m’y connais pas assez dans tout ça pour te dire quels sont les risques exacts, mais je suis à peu près sur qu’en faisant de cette manière, les risques que tu te claques des tendons est plus qu’élevé.

C’est là aussi qu’on marquera une différence. Certains se verront sans doute apprécier la méthode et cette « technique » (barbare) les fera évoluer vite et bien. (À mon avis c’est rare quand même.)

D’autres se blesseront encore et encore, en se demandant pourquoi ça ne fonctionne pas sur eux et finiront par arrêter à cause du dégoût et de la sensation d’impuissance.

L’exemple peut paraître un petit peu trop hard, mais dans le fond, c’est très comparable à la drague de rue, je trouve.

Prédispositions à disposition

Nous avons tous des prédispositions dans des domaines.

Même si chacun a la possibilité de travailler quelconque aspect pour arriver à un résultat, ça ne prendra ni le même temps ni la même quantité d’effort pour tout le monde.

Perso, je pratique la course à pied depuis que j’ai 12 ans. À un rythme plus ou moins régulier, parfois de longues pauses (adolescence bonjour) mais je n’ai jamais vraiment arrêté.

Je sais que je n’ai pas de prédisposition particulière pour avoir une course rapide, c’est un fait.

J’ai déjà couru avec des potes qui n’avaient jamais pratiquer et qui étaient plus à l’aise que moi. C’est sûr que c’est frustrant, qu’on se dit « mais enfin, moi, j’ai déjà couru un semi-marathon et ce mec me bat en ayant jamais rien fait ».

Et bien, c’est comme ça.

Ca fait partie du long chemin de l’acceptation de soi. Ca ne sert à rien de s’auto-fuir et d’essayer des choses qui ne nous conviennent pas.

Je sais que je dois m’entraîner plus que d’autres pour m’améliorer en vitesse et en endurance. Encore une fois, c’est comme ça.

Les habitudes ont la vie dure dans notre cerveau

La croyance populaire nous dit qu’il faut 21 jours à notre cerveau pour ancrer une habitude. Que ce soit vrai ou faux, ce n’est pas la question ici. Quand on parle d’habitude, on pense à ces habitudes « d’actions » que l’on met en place dans notre vie.

On ne prend jamais en compte les habitudes mentales, qui sont tout aussi, voire plus, importantes que les habitudes « physiques »

C’est quoi une habitude mentale ?

Ce sont toutes ces croyances que nous avons au fond de nous. Toutes ces pensées qui font l’être que nous sommes, parfois sans nous en rendre compte.

Il n’y a rien de mystique là-dedans ou de bizarre. Il ne faut pas non plus être un chaman pour vouloir agir sur ces éléments de notre personne.

Les habitudes mentales sont, pour la plupart, des pensées limitantes qui rangent notre personne dans une case selon certains critères.

Des exemples d’habitudes mentales courantes sont : avoir l’impression d’être jugé par les gens, se penser mauvais dans un domaine et en faire une fatalité, se dire « qu’on a pas le choix », penser que nous sommes timides et qu’on ne peut rien y faire, …

Tu comprends mieux ?

Comme avec les habitudes physiques, plus une habitude mentale est « pratiquée », plus elle est ancrée.

Et on sait à quel point c’est difficile de désancrer une habitude.

C’est la même chose avec une habitude physique qui sont, en soi, de réelles addictions.

Quelqu’un qui boit du café tous les matins pendant 10 ans aura un mal fou à s’arrêter du jour au lendemain. Il aura acquis toute une flopée de mécanismes physiques et mentaux qui le renverront toujours à cette envie de boire son café du matin.

Il faudra du temps.

On parle souvent des addictions populaires telles que l’alcool ou la cigarette, mais nos habitudes sont exactement ancrées de la même manière en nous.

Je ne vais pas m’attarder plus longtemps sur un sujet si vaste, mais il m’intéresse beaucoup. Si ça vous intéresse également, fais-le moi savoir pour que je produise à nouveau du contenu en ce sens !

Le lien entre une habitude mentale et la drague de rue

Je pense qu’au-delà du fait de devoir désapprendre ses mauvaises habitudes, ce qui est long et fastidieux, mais tout de même très important, c’est d’apprendre à son cerveau des habitudes positives.

C’est même une généralité dans la vie.

Préférez mettre en place de nombreux petits succès pour atteindre un gros, plutôt que directement essayer d’atteindre le gros en passant par de multiples échecs.

L’échec est une habitude à laquelle notre cerveau s’habitue trop vite

Et puisque nous sommes des êtres fondamentalement en quête de confort immédiat, on a tendance à aller vers le plus facile. Le plus facile étant ce à quoi nous sommes habitué.

Tu me suis ?

Échouer parait de moins en moins grave à mesure qu’on le répète.

Bête exemple, quand je faisais mes études, la première année, je ne manquais jamais les cours.

Je sortais tout de même presque tous les jours, mais j’assumais le réveil parce que rater les cours me paraissait trop grave.

Un jour, je suis passé de l’autre coté et j’ai séché mon premier cours (oulala).

Quelques semaines après, j’en étais arrivé à des points où je ratais parfois des semaines entières.

Est-ce que c’était moins grave qu’avant ? Pas du tout.

Est-ce que les conséquences s’empiraient ? Tout à fait.

Pourtant, dans ma tête, il n’y avait plus rien de grave.

Et je vous garantis qu’il a été beaucoup plus difficile de ré-ancrer l’importance d’aller en cours que de la perdre.

Ce que je veux dire par là, c’est qu’il est important de se stimuler avec des micros victoires.

Quand je ratais tous mes cours, il m’aurait été impossible du jour au lendemain de participer à nouveau à tous les cours. Par contre si je me décidais à y retourner même une journée par semaine ça semblait déjà plus abordable.

Le problème de cette technique, c’est qu’on a souvent l’impression que ce n’est pas assez et donc on vise plus haut.

Le cercle vicieux apparaît alors.

Car en visant plus haut, on se sent plus vite surmené et notre réaction dans ce genre de cas est souvent l’inaction.

Il n’y a rien de pire.

Par rapport à la drague, ça dépend de toi

Tout dépend du stade dans lequel tu te trouves au niveau dans ta connaissance personnelle, de ta confiance en toi et de tes aptitudes à draguer.

Si tu es vraiment novice, il vaut mieux alors trouver des actions à mener qui peuvent t’assurer une réussite et t’encourager à aller plus loin.

La drague étant l’échelon recherché, si tu t’y mets direct et que ça ne se passe pas bien du tout, tu n’en tireras pas forcément des enseignements positifs, car il y aura trop de choses à travailler.

Si tu travailles par palier, tu peux identifier les points dans lesquels tu as plus de difficultés et ajuster ton tir.

J’ai vu des mecs draguer en rue et se planter complètement. Ils n’avaient pas la posture, la manière, la discussion, la confiance et il s’en est retiré un immense malaise pour eux qui a encore plus ruiné leur confiance en eux.

Pour prétendre aller aborder une fille, il faut avoir certaines qualités indispensables, mais aussi des prérequis tels que :

  • une allure contrôlée, qui te correspond et qui correspond aux « standards »
  • une aisance à discuter avec quelqu’un que tu ne connais pas
  • une maitrise de ton stress qui te fait être mieux et non pire que quand tu n’es pas stressé
  • la connaissance des erreurs qu’il ne faut ABSOLUMENT PAS commettre face à une fille dans la rue au risque d’être pris pour un pervers aux intentions bizarres
  • avoir un recul nécessaire sur toi-même pour prendre les refus à leur juste valeur sans en faire une affaire personnelle

Je pense que sans ces pré-requis, il vaut mieux trouver, comme je disais plus haut, des petites actions « anodines » qui n’impliquent pas ton « auto vente » auprès d’une fille directement et qui t’aideront à cibler chaque pré-requis séparément.

 

N’hésite pas à m’écrire pour me dire ce que tu as pensé de cet article, je te répondrai avec plaisir ! Pense aussi à consulter tous mes autres conseils pour devenir un vrai Séducteur Moderne !

par | Nov 2, 2020 | Technique de drague

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